Voyage en bus et dernière étape au tournant

Publié le par ind'épendante

Et pour une fois, tout se passe au mieux !


Je saute dans un rickshaw avec mes affaires et des provisions alimentaires pour la route. Le bus est déjà là mais je demande si j’ai le temps de faire un tour sur la place. J’achète un petit souvenir pour ma boss en parlant entièrement en hindi ! Et puis c’est reparti ! Pas le temps de me dire que je suis seule cette fois car une coréenne arrive, elle va aussi à Amritsar. De plus elle va également dormir dans le temple d’or, et projette d’aller voir le spectacle à la frontière. C’est tout bon, j’ai ma coéquipière de fin d’aventure, et ça coûtera moins cher pour les transports. Je me sens d’autant moins seule que je reçois un coup de fil surprise dans la nuit : C’est Fahad, un ami canadien rencontré à Mumbai qui est de retour dans le pays, je le raterai de quelques jours car il repart déjà mais ça fait chaud au cœur de l’entendre.


Dans le bus des jolis petits villages se succèdent et quelques magnifiques temples sont sur le chemin, on croise également une sorte de fête foraine, ça a l’air d’être un joyeux capharnaüm, ça va me manquer après mon départ. On longe ensuite les montagnes et un fleuve, et la chaleur revient ! Puis on passe dans un tunnel qui fait très peur : long avec des virages et sans issues de secours ! Génial ! Un chauffeur de bus privé nous double, le notre semble super serein, finalement les bus publics, moins confortables certes, seraient-ils conduits plus consciencieusement ? Je vois ça et là quelques départs d’incendies dans la pinède, on se croirait dans le sud de la France en période estivale. Toujours échaudée par l’expérience des bus en Inde je trouve des moyens de me rassurer pour ce dernier voyage avec ce moyen de transport bien que pour l’instant le chauffeur ne commette aucune imprudence. J’en viens à créer ma propre loi de sélection naturelle « Au plus un chauffeur est vieux, au plus il a échappé à la mort, donc meilleur conducteur il est. » Non ?


Le revers des bus publics c’est qu’il est très difficile de dormir quand on n’a pas de vraie place à soi, que tout le monde essaye d’avoir sa part de siège, que le bus s’arrête toutes les heure et demi et qu’il n’y a pas de clim ce qui fait que sans l’air lié à l’avancé du bus, la chaleur revient inexorablement jusqu’à ce qu’on redémarre. Ma tête commence à voir une bosse se former tant elle cogne contre la vitre sur laquelle je me suis appuyée pour essayer de m’assoupir.


Conclusion épique de mes voyages sur les routes indiennes : Arrivée au petit matin dans la périphérie de la ville, un accident sur la voie rapide bloque tout le monde (un tracteur s’est renversé sur la route et une voiture est très cabossée avec deux passagers). Pour éviter les bouchons quoi de plus normal que de faire demi tour jusqu’à la première « ouverture » du terre plein central afin de prendre la route d’à côté (destiné aux voitures qui vont dans le sens inverse) et donc de faire un joli contre sens sur plusieurs kilomètres. Réflexe évidemment que toutes les voitures adoptent, et qu’étonnamment les automobilistes d’en face semblent plutôt bien gérer puisque la voie rapide à deux voies à sens unique se transforme tout simplement en route normale avec chacun de son côté. Finalement, l’anarchie fonctionne quand même plutôt bien parfois.


On arrive finalement au centre, on prend un rickshaw pour aller au temple. Nous avons beaucoup de mal à trouver l’entrée pour les touristes qui veulent dormir dans le temple qui se trouve sur la gauche car en arrivant on tombe sur l’entrée principale où un stand pour récupérer les chaussures de tous les fidèles ainsi que derrière celui-ci un grand pédiluve se trouvent. On laisse donc nos chaussures au mauvais endroit car en fait nous aurions pu les garder pour entrer par l’aller à gauche de l’entrée principale (avec une autre porte). En effet, l’entrée de gauche ne donne pas directement dans l’enceinte du temple mais sur les annexes tels que les dortoirs, ce qui permet de marcher en chaussures bien qu’on le fera en fait rarement. Lorsque nous trouvons enfin, heureusement que ma coréenne connais un peu le chemin des dortoirs pour nous car nous entrons dans un bâtiment annexe dans lequel circule des centaines voir des milliers de personnes. Sur la porte est écrit « No Entry » qui est en fait destiné aux indiens, pour nous elle s’ouvre sans problème : Tadam : Le dortoir pour les étrangers ! Tout le monde est assoupi ou presque ! Pourtant c’est le moment de commencer la dernière folle aventure !

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bus avec chauffeur 08/01/2014 10:04


Les informations sont pertinentes,en effet la location est plus rentable si on veut voyager loin et en groupe