Rencontre avec la vraie Inde: La magie du petit commerçant

Publié le par ind'épendante

A part l’épisode rickshaw qui n’était pas très plaisant, "dormir" dans un bus de nuit, et les cafards aux toilettes, j’ai quand même eu droit à des rencontres avec la vraie Inde un peu plus poétiques que celles-ci à Bangalore.

                                                                    

Tout d’abord le City Market. On y est rentré par une petite clôture, qui donnait sur des dizaines d’étalages de ce qui semblait être au loin du gazon, mais qui était en fait des herbes aromatiques différentes. Un seul passage, bondé, donnait au marché un air de cohue, des hommes avec des sacs pleins de feuilles, de légumes, se 00512.JPGfrayaient un chemin à travers les habitants, et les passants. Une fois sortie de cet enclos on tombe sur le vrai marché, celui des légumes et des fruits, dont chaque étale est spécialisé. Les fruits sont rarement mélangés aux légumes. Celui-ci vend des cacahouètes, celui là des variétés de lentilles différentes qui donne à son stand un dégradé de couleurs dans le ton de rouge et de jaune. Tout est mesuré à l’ancienne, sur les balances à poids, et contrairement à ces magasins trop touristiques, ici personne ne crie pour attirer les passants sur le stand. Chacun est libre de déambuler, de sentir enfin de vraies bonnes odeurs, et de s'émerveiller des couleurs et des formes des légumes qui ne sont pas tous homogènes. De remarquer que les carottes font 1mètre, tout comme les haricots, que les citrons sont minuscules, et qu’il existe aussi des aubergines de la taille d’un pouce. On ne sait plus faire la différence entre les concombres et les courgettes, et on commence à comprendre quelle est la base de l’alimentation indienne (piment, lentilles, pomme de terre, semoule, tomate, oignon et légumes en tout genre).

Quand on croit en avoir fini, ça ne fait que commencer, car après le marché se trouve le marché aux fleurs. Des guirlandes de jasmins et de fleurs jaunes pour décorer les cheveux et pour offrir aux dieux qui font des centaines de mètres sont enroulées par terre. Des poignées de fleurs 00534fraiches se trouvent aux pieds des marchands. Elles sont acheminées sur le marché et ensuite enfilées pour les transformer en guirlandes qui elles même viendront orner un temple, un cou gracieux, ou un joli chignon. Pas de quoi être effrayé, il faut juste se laisser happer par l’effervescence et donner libre cour à son imagination.

Jai également rencontré l’Inde en fin de journée, dans un petit magasin, où je venais faire des provisions d’eau avant le départ. Pour toujours pratiquer au maximum le peu d’hindi que je connais je parle en hindi au vendeur. Qui est très étonné. S’en suit un petit échange entre hindi et anglais. Pour savoir d’où je viens, ce que je fais là, et il finit par me dire qu’il connait Marseille… par le football. C’était juste un instant, mais un instant sympa d’échange linguistique. (Sachant que ni l’hindi, ni l’anglais ne sont la langue officielle de l’État).

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