Le tour des monastères, le début de l’émerveillement

Publié le par ind'épendante

Le lendemain le réveil se fait cependant assez tôt dans la mesure où je dois aller essayer mes chaussures pour qu’elles puissent être réparées si nécessaire. Nikel, plus qu’à ressouder un peu les semelles. Mais le chemin de la ville est plein de tentation et j’achète encore une fois des cadeaux pour mes proches et mes amis de Mumbai. Nous nous dépêchons (toujours avec Bruno) de retourner à l’hôtel pour manger avant un départ en Jeep pour découvrir plusieurs monastères de la vallée. Parmi les nombreux édifices nous choisissons de voir Chemrey et Thiksé.


La route est magique, il fait beau, quelle chance ! On passe au dessus du fleuve Indus qui est d’un bleu si clair qu’on en comprend toute la pureté, pas encore spoliée par les villes qui viendront le polluer en aval. Après 45min de trajet entre désert, végétation, et roche nous arrivons à Thiksé. Il est 12h30 et le temps que nous visitions quelques salles dont celle contenant le nouveau Bouddha géant inauguré par le dalaï lama et une autre pleine de statuette, le temple ferme pour l’heure du repas. Nous sommes donc contraints à une pause et en profitons pour manger sur place. Une fois les portes réouvertes nous finissons notre tour : peintures très colorées et pleines d’animaux mystiques, multitudes de salles aménagées en lieu de prière s’offrent à nous. Seule frustration : une salle est interdite aux femmes. Un temple comme les autres avouent les garçons après nous avoir fait mijoter. D’accord mais tout de même ! On veut voir ! En montant des escaliers nous arrivons sur les terrasses du toit et une vue sur la vallée s’offre à nous. Pas de mot pour la décrire, comme à Leh, c’est grandiose. On aperçoit au loin des tentes d’où provient de la musique, ça nous intrigue mais on ne peut aller voir. De retour à la voiture le chauffeur parle avec les autres… ça me fait encore penser au Tigre Blanc. Il nous met de la musique traditionnelle (qui contrastera avec la techno internationale du retour).

 

Cette fois direction Chemrey, dans des paysages de plus en plus lunaires. Le monastère est bien plus abandonné cette fois et donc plus authentique car moins destiné à attirer les touristes. Il y a moins de peintures, et je ne conseillerais pas de venir voir ce temple pour admirer l’art de la région. Néanmoins, le détour vaut complètement le coup dans la mesure où le paysage autour, et la localisation du temple sur une sorte de colline rendent le moment magique. De plus, l’ambiance un peu « à l’abandon », le petit musée et la gentillesse des moines que nous y avons croisés font que nous ne regrettons pas notre sélection. Je profite d’être dans un temple pour faire un don, histoire de survivre à notre trek et surtout de ne pas avoir un temps si pourris demain que nous ne pourrions même pas partir. On fait tourner quelques moulins à prière et nous voici de nouveau dans la jeep pour retourner à la capitale (Leh est la capitale du Laddakh). Le chauffeur veut nous montrer des danses traditionnelles et c’est justement au chapiteau que nous avons repéré depuis les toits de Thiksé. Quel dommage, nous arrivons 10minutes trop tard !


Nous croisons une Royal Enfield (moto légendaire et loué à tous les coins de rues ici) et Bruno et moi songeons au plaisir que nous aurions pris à parcourir cette route sur cet engin. Enfin, il finit par pleuvoir et nous sommes bien contents d’être à l’abri dans la voiture. En ville je finis mes achats : un pull comme celui que Bruno a acheté pour ne pas avoir froid et offrir ensuite à mon copain, des gants plus chaud et des chaussettes car ils m’ont trop fait peur avec leurs histoires d’orteils coupés à cause du froid. Fin des dépenses ! Demain réveil à 7h !

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