Jaipur : La cité rose et le château dans le ciel

Publié le par ind'épendante

Non ce n’est pas de Toulouse dont je parle mais bien de Jaipur. Après une arrivée tardive, à cause du retard du train, à 00h30, le froid est toujours là même s’il est moins fort qu’à Agra. Après avoir difficilement trouvé le chauffeur à cause des rickshaws qui tentaient de nous embrouiller (mais qui nous ont aidées à le trouver), nous arrivons finalement à Jas Vilas, une maison d’hôte que m’a conseillé une amie. Cet hôtel est juste PARFAIT. Typique, confortable, chauffé avec même une piscine (dont on ne profitera évidemment pas puisqu’il fait froid). Enfin, surprise ! Il y a une grande baignoire… quel dommage! Il n'y a pas le bouchon pour pouvoir prendre un bain !

Le lendemain après une bonne nuit de repos et un petit déjeuner revigorant nous sortons à la recherche d’un rickshaw. Il y en a un devant l’hôtel qui nous propose un tarif honnête. Il a un look génial de vieux papi mi-rocker mi-pêcheur et il est adorable. Il nous convint de l’embaucher à la journée (c’est la fin du voyage et on en a marre de courir entre les lieux de visite). Nous entrons dans la vieille ville entourée de remparts, toute de rose vêtue et qui donne le nom à la ville entière de « ville rose ». Contrairement à toutes les autres grandes villes indiennes, ici pas de pollution publicitaire ou très peu, les arcades pleines de magasins sont belles et organisées avec le nom des magasins écrits sur la pierre et non pas affiché de manière archaïque avec de larges bâches en plastique colorées comme à Mumbai.

Le rickshaw nous dépose devant le City Palace qui vaut le coup surtout pour son exposition de vêtements et d’armes car la structure elle-même est assez récente et les maharajas y vivent toujours ce qui fait que l’on ne peut pas voir l’ensemble. Petite mention tout de même pour la magnifique salle de bal/réception qui est toujours utilisée pour les réceptions officielles et qui ne peut pas être prise en photo. Après bien une heure de visite nous nous dirigeons vers le Jantar Mantar qui se trouve juste de l’autre côté de la rue. On croise sur le trottoir notre premier charmeur de serpent… maman s’en va en courant vers le monument classé par l’Unesco pour l’éviter. Cependant cette précipitation n’est due qu’à la peur du serpent car la seule enthousiaste à l’idée de visiter le Jantar Mantar c’est moi. Ma tante et ma mère passent complètement à côté de l’intérêt de ces installations qui sont un énorme observatoire d’astronomie en pensant que ce sont des pierres sculptées qui seraient éventuellement l’œuvre d’un artiste contemporain. En effet elles n’ont rien compris. J’écoute cependant les explications (sinon en effet on ne peut rien comprendre) mais je me dépêche constatant leur manque d’intérêt ce qui gâche un peu mon plaisir. En revenant sur le parking, et comme nous avons du retard le rickshaw n’est plus là ! Je l’appelle et il me dit que du coup il revient mais en attendant il faut s’occuper. Nous faisons donc le Palais des Vents dans la même journée contrairement à ce qui était prévu. A vrai dire la façade (plus que le palais) se visite en un petit quart d’heure, le temps d’admirer l’ingéniosité de la structure qui permettait aux femmes du harem d’observer toute la ville sans être vues. On s’aperçoit alors qu’on aurait pu acheter un billet pour tous les bâtiments visités avec le fort de l’après midi pour 300rs ce qui était moins cher que de payer toutes les entrées… tant pis.

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Une fois que nous avons retrouvé papi rickshaw nous nous rendons au fort d’Amer en passant devant le magnifique Jal Mahal qui ne se visite pas mais que l’on voit de loin. Un palais au milieu de l’eau ! Moi qui croyais que c’était la particularité d’Udaipur me voila surprise. Nous arrivons au pied de la forteresse et croisons les éléphants sur lesquels nous aurions dû monter… trop tard l’activité n’est disponible que le matin ! (Pas d’éléphant donc, on est vraiment déçue !) Nous allons manger au restaurant commissionné toujours cher mais déjà meilleur qu’à Agra puis le rickshaw nous montre comment monter à pied au Fort. La montée est difficile lorsqu’on a plus fait de sport depuis 6mois mais sinon c’est agréable. Arrivées en haut nous avons vue sur toute la vallée et la « grande muraille de Chine » qui s’étend dans les montagnes environnantes. Le palais vaut vraiment le détour. C’est une succession de pièces ouvertes vers l’extérieur, de mosaïques avec une magnifique salle des miroirs, de jardins et de coursives dans lesquelles on se perd. Pour compléter cette visite nous nous installons à la terrasse du Café Coffee Day installé à la sortie du Fort qui a une jolie vue sur la montagne et qui nous permet de profiter de la douceur du soleil prêt à se coucher. Sur le retour, le rickshaw nous propose d’aller faire les boutiques (commissionnées toujours) on refuse pour les bijoux mais on accepte pour les dupattas. On sait qu’on se fait avoir sur les prix mais bon on n’a pas le temps de faire d’autres magasins et il nous en faut pleins pour ramener à tout le monde. Marraine fait sa première crise de nerf (elle ne supporte pas qu’on soit plus vives qu’elle pour sélectionner les étoles qui nous plaisent et elle boude de manière incompréhensible en nous traitant de sauvages… mouai, comme quoi je ne suis pas sure d’être la plus jeune des trois parfois.) En rentrant nous prenons en photo le palais des eaux et croisons également un grand mariage sur la route qui est très impressionnant en tenue traditionnelle. On va au lit, pas le temps pour un bon massage tant pis.

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Dès le lendemain nous nous mettons en route pour Udaipur. Une journée de perdue sans faire Pushkar mais tant pis. On regrettera presque car notre chauffeur est un grand malade qui a failli tuer un motard (et nous même par la même occasion). Je me lève pour lui dire de se calmer « Driver ! Tum Pagal hai ! » (Tu es fou !) « Slow down » Évidemment il ne m’écoute pas (c’est à peine s’il comprend les mots d’anglais que j’ai mixé avec l’expression indienne que je connaissais). Les indiens me regardent éberlués. Passivité acte deux. Ils ont peut être envie de mourir sans rien dire mais pas moi ! Désormais, je n’ai vraiment plus envie de prendre de bus et je vais les éviter un maximum pour les prochains voyages !

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fd 28/03/2012 16:43


Tu es bientôt arrivée au terme de notre voyage de 18 jours et moi je n'ai pas encore commencé à écrire le mien, mais je suis toujours dans mes 3000 photos à sélectionner et je le raconte encore
autour de moi.


 

ind'épendante 28/03/2012 17:24



Je suis une débile! J'ai effacé les (pourtant) 3 copies des photos de Delhi de mon ordi dans ma précipitation pour faire de la place! Du coup je n'en ai plus! Faudra que tu me les postes pour que
je puisse les diffuser