En direction de Kolkata

Publié le par ind'épendante

Des grandes étendues de steppes s'offrent à mon regard; des villages se succèdent; des buffles; des gares. Rien de merveilleux à part un temple hindou blanc composé de plusieurs arches au milieu de nulle part. Le reste est tout de même bien assorti au climat chaud, sec et poussiéreux. Je ne suis pas dans la savane et pourtant ça y ressemble. 

Le trajet s'achève et je parle enfin à la famille qui m'a tenu compagnie pendant le voyage. Ce garçon qui m’a beaucoup observé s’appelle Raj. Après l’échange de nos prénoms et après avoir tenté de lui expliquer mon itinéraire pour un mois, le train entre dans la périphérie de Kolkata après avoir traversé la magnifique et luxuriante jungle Bengali. La périphérie me semble être comme toutes les villes indiennes, cependant je me prépare à bien pire lors de mon arrivée en ville.

Une fois à quai avec 30minutes de retard (ce qui n’est rien lorsqu’on sait que le Howrah Mail peut avoir plusieurs heures de retard), Raj s’assure que je le suive en se faufilant à travers la foule de la plus grande gare d’Asie. Voitures, charrettes, porteurs, touristes, locaux s’y croisent. Il finit par m’indiquer la sortie où se trouvent les taxis et me souhaite bon voyage.

Habituée à la négociation « post-train » je négocie de suite le compteur et évite la file garée juste devant qui négocient les prix comme partout ailleurs. J’ai beau être de l’autre côté de l’Inde, certaines choses ne changent pas. Me voila donc à parcourir Kolkata à bord des beaux et mythiques taxis jaunes.

La chaleur est bien présente et plus intense qu’à Mumbai mais je m’y attendais. Ce à quoi je ne m’attendais pas par contre c’est à voir une ville tout à fait normale en la traversant en taxi. J’aperçois le Howrah Bridge, le Victoria Museum et le kitschissime Sciences Museum et de la pauvreté certes mais pas aussi criante que celle à laquelle je m’étais préparée. Rien à voir avec Old Delhi et finalement très similaire à Mumbai.

Enfin arrivée chez mes amies, le taxi multiplie le prix du mètre par deux et ajoute 2roupies. J’étais prévenue à l’avance, c’est comme ça que l’on calcule les prix ici et il y a de quoi se ruiner à prendre le taxi tous les jours contrairement à « chez moi ». C’est enfin le temps des retrouvailles. Il fait chaud, trop chaud pour sortir, tant mieux, une bonne douche, un repas et des bavardages pour mieux se retrouver c’est tout ce qu’il me fallait après deux jours et demi de train !

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