Education en Inde suite: Le système privé et l'université

Publié le par ind'épendante

Le système public/privé :

Tout d’abord il faut savoir que l’école est OBLIGATOIRE. Et oui ! En ce qui concerne ces présences il existe d’ailleurs notamment une règle dans la plupart des écoles qui oblige les enfants à être présent le 1er et le dernier jour de cours sous peine de voir sa note finale dévaluée (sauf excuse valable).

Moi qui en France suis plutôt anti école privée, qui représente pour moi une sorte de communautarisme des classes et encore parfois des religions, je dois reconnaître qu’en ayant visité une école privée (Maternelle et École primaire) dans le Nord de Mumbai je me suis rendue compte à quel point le secteur privé pouvait faire énormément de bien à l’éducation. Si seulement l’État pouvait investir autant… Bon je n’ai pas pu voir d’école publique pour comparer (mais ça me permet déjà d’établir un constat : les écoles publiques n’organisent aucun évènements et n’ont pas de chargé de presse contrairement aux écoles privées).

Bon, tout d’abord remettons les choses dans leur contexte, nous sommes en Inde, on ne peut pas voir le duel privé/public de la même manière qu’en France. Pour les français, privatisation peut souvent vouloir dire dans la tête « perte d’indépendance », ou « où se trouve l’intérêt de l’entrepreneur qui investit ». Ici, certains entrepreneurs ont encore des valeurs, et pour eux investir dans l’éducation est simplement une manière « de remercier la société sans qui il ne serait pas là » comme le dirait le DSK indien (à savoir Mr D.S Kulkarni et non pas Strauss Khan). En effet ce riche homme d’affaire indien, a récemment, sous l’impulsion de sa femme, investi dans un campus universitaire au milieu de nulle part, le projet, qui coûte plus de 60Million de dollar est construit à perte, c'est-à-dire que dans 14ans, lorsqu’il sera devenu rentable, l’argent excédent sera réinvesti dans l’école et n’ira pas dans le porte feuille du millionnaire. Cette université est parfaite pour faire une comparaison puisqu’elle est issue d’un partenariat avec l’école française Supinfocom.  3tablettes graphiques (c’est une école de design) à peine à disposition des élèves en France contre plus de tablettes graphiques (dernier cri) que d’élèves à disposition permanente sans surveillance en Inde. Ici, on fait confiance aux étudiants, on les traite en adulte et on met à disposition tout le confort nécessaire pour que leurs études se fassent dans les meilleures conditions (ainsi tous les campus privés que j’ai visités sont équipés de salle de sport, de piscine, etc.) Évidemment, le problème du privé, c’est que ça a un prix (d’où le souhait que le public puisse investir un jour autant sans en demander l’équivalent aux élèves). Les frais d’inscriptions sont élevés : 14000€ pour une école de business privé partenaire avec une école italienne par exemple.

Parallèlement il faut aussi remarquer que le système de bourse existe aussi en Inde ! Et qu’il est même très important puisqu’il permet aux défavorisés et aussi aux enfants enclavés dans la ruralité de pouvoir espérer continuer leurs études à un niveau universitaire, master ou doctorat. Il existe apparemment des bourses d’État, mais un système parallèle de bourses privées données par des entreprises existe également.

Fest, Awards et conférences (le rôle de l’école dans la vie culturelle de Mumbai) :

Il faut savoir que la plupart des évènements que je couvre sont des festivals organisés par les universités. Chaque école en a un et ça dure environ trois jours. Dans la journée ça ressemble à une kermesse en plus élaborée avec des trentaines de jeux, animations et conférences (bah oui quand même c’est une université). Et le soir l’école (et oui c’est organisé DANS l’école) se transforme en dance floor géant : DJ, Star des films de Bollywood, personne ne refuse l’invitation et surtout pas les stars prestigieuses. A croire que passer sur une scène universitaire c’est le must ici. Ces fête géante, dont une des plus grandes d’Asie s’appelle le Mood Indigo sont non seulement l’occasion de s’amuser mais aussi de réunir un gratin de conférencier. Ainsi j’ai pu trouver que les universités ici ne lésinaient pas sur les moyens pour offrir le meilleur (toujours les universités privées) Non seulement dans les infrastructures mais aussi dans les invités, et les directeurs font réellement jouer leur réseau en permanence pour faire venir les meilleurs experts, les meilleurs conférenciers, les directeurs d’entreprises. (Et pas seulement durant les années électorales ! [Comment ça je vise mon école…]) . Ainsi j’ai pu écouter Shelly page de Dreamworks dans une école de Design, Terry Small et d’autres conférenciers du TED

Les secteurs préférés des Indiens :

Les secteurs suivant sont un peu l’équivalent de notre filière S au niveau universitaire :

Ingénieur et IT (secteur dans lequel il y a actuellement beaucoup d’emplois et pour lequel l’Inde devient renommée

 Médecine : Rappelons que déjà à l’époque de Gandhi les étudiants indiens venaient étudier la médecine en Angleterre et que l’Inde est réputée pour avoir parmi les meilleurs médecins du monde.

Event Management et Mass Media : Et encore plus quand on vit dans la ville de Bollywood.

Publié dans Culture et société

Commenter cet article

Frederik PEYROUSE 30/12/2011 15:59


Bonjour,


Permettez moi au nom de ma Famille de vous adresser nos meilleures pensées. Vos articles sont lus et commentés avec mes filles, et nous penserons bien à vous pour ce réveillon que je ne
peux imaginer en ce beau pays. Comment célébrent ils cela ? En tous cas, bonne continuation pour 2012.


A bientôt,


Fk