Cap sur la capitale

Publié le par ind'épendante

Il est temps, au revoir à mes potes argentins, et en route avec Yotam et Sabina, une autre israélienne. Première attente en AC room, le pied d’avoir la clim’ ! Mais nous manquons de rater le train car nous pensions qu’il était en retard à cause du « D » inscrit sur le panneau d’affichage qui nous semblait signifier « Delay » (Retard). J’achète rapidement des chips et des biscuits à la noix de cajou car je me rends compte que je n’ai rien à manger pour le trajet (de nuit comme toujours) et saute dans le compartiment. En face, une famille, les deux filles sont magnifiques. Je m’exile à « l’étage », j’engloutis mes chips en même temps qu’un roman court et je tente de dormir le plus possible !

 

Vers 7h40, me voila à New Delhi ! Une nouvelle fois. Je retrouve mes potes devant leur compartiment. Je reconnais la gare qui me rappelle l’attente dans le froid lorsque nous allions à Jaipur avec ma famille. Aujourd’hui il fait plus de 40°. Sabina se sent mal, intoxication alimentaire probablement… On prend donc un rickshaw à 75roupies pour 2km seulement:


Bienvenue à Delhi, capitale de l’arnaque, du viol, enfin… pas le lieu rêvé pour voyager toute seule !

 

Je suis bien contente d’être accompagnée et c’est ensemble que nous allons au Rama G.H à cinq minutes de la gare, poser nos sacs car il fait bien trop chaud pour les charrier. C’est assez pratique de ne pas être obligé d’y prendre une chambre mais de simplement payer ce service. Nous sommes en plein milieu de Pahar Ganj, le quartier où nous étions déjà en janvier. Nous laissons Sabina se reposer dans une des chambres de la guesthouse et nous aventurons donc dans les allées parallèles avec Yotam pour trouver un petit déjeuner.

 

Néanmoins j’attends un coup de fil de Bruno et Anne-Laure, deux amis français étudiant à Pune (la grande ville à côté de Mumbai). Il se trouve qu’ils sont à Delhi le même jour que moi ! Vers 11h Bruno m’appelle et il s’avère qu’il se trouve à l’hôtel Jyoti Mahal qui se trouve dans la rue parallèle à la mienne. Je dis donc au revoir à Yotam et je vais le rejoindre. Pour monter à sa chambre où se trouve pour l’instant seulement sa mère je traverse le magnifique hall de style râjasthâni (originaire de l’État du Rajasthan). Je patiente donc en discutant avec sa maman jusqu’à son retour, et lorsqu’il arrive avec son père il a déjà tout arrangé avec Anne-Laure et sa copine, ainsi que son meilleur ami indien vivant à Delhi, Jason. Nous avons donc rendez vous au métro, toujours aussi propre et organisé ! Je reconnais même le chemin que nous avions déjà emprunté avec ma mère et ma tante.

 

Cependant, le Delhi que je m’apprêtais à découvrir est bien différent de celui que j’ai pu voir en touriste. Nous allons dans un parc au sud de la ville et après être passé devant une statue de Gandhi, je découvre à quel point New Delhi est propre, net et uniforme. Des routes tracées au cordeau, pas un chat, et même de la verdure, des gazons verts qui ont été arrosé régulièrement… et pourtant ! Tout se ressemble à mon grand désespoir, d’où les panneaux de signalisation tellement utiles et absent dans le reste de la ville mais indispensable ici car toutes les routes, tous les immeubles… tout est identique, et donne à la ville un air de « City » londonienne aux heures où tout le monde travaille. L’équivalent d’un désert en somme. C’est pourtant l’avenir, c’est pourtant la technologie, le confort, l’eau potable, l’électricité, mais ça tue les couleurs, l’ambiance de quartier, les petites échoppes sur le trottoir, la vie… ça ressemble énormément au Bandra Kurla Complex de Mumbai, le nouveau quartier d’affaire et des ambassades. A Delhi on y trouve l’administration centrale, le parlement, le palais présidentiel, et l’Indian Gate (sorte d’Arc de Triomphe). J’ai pu en faire le tour en voiture de nuit, éclairés, jolis et pas fatiguant.

 

Mais pour l’heure, le jardin que nous rejoignons en cet après-midi dans le sud de la ville vaut particulièrement le détour. On y trouve les ruines d’un ancien palais Moghol, c’est un vrai havre de paix : des cygnes, des fleurs, de l’eau et des perroquets, et surtout, pas un bruit ! Juste le temps de manger une crêpe dans la rue des artistes et tailleurs juste à côté du parc que la toute première pluie de la mousson commence à tomber mais elle cesse rapidement. Les filles nous rejoignent, nouveau tour dans le parc où tous les amoureux se sont donné rendez-vous pour se cacher de leurs parents, puis direction l’hôtel.

 

La famille de Bruno me propose de dormir dans leur chambre avant de prendre mon avion pour le Laddhak en plein milieu de la nuit. J’avais prévu pour ma part d’aller à l’aéroport directement. Mais puisqu’ils vont également au Laddhak et que nous prenons le même avion je décide de rester. Avec Bruno cependant nous profitons de la soirée pour découvrir encore un peu le Delhi « riche » et nous allons dans un centre commercial branché pour y manger toujours en compagnie de Jason et des filles. Je trouve que le repas est assez cher pour finalement quelque chose de classique (sauf le steak car j’avais oublié le goût de la viande rouge !) , un petit restaurant similaire à ceux qu’on trouve dans nos centres commerciaux en somme, presque au même prix qu’en France, et donc proportionnellement bien plus cher en Inde. Autant aller au gastro indien. Je ne bois pas d’alcool, ni Bruno car nous avons peur du mal d’altitude qui pourrait nous guetter une fois à Leh, à plus de 3000m.

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